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08/12/2004

Les JES et la «querelle du siège»






Union européenne
Les jeunes fédéralistes défendent le siège unique de Strasbourg
© Dernières Nouvelles d'Alsace - Mar 20 juil. 2004

Les Jeunes européens de Strasbourg, mouvement fédéraliste européen, ont participé à une manifestation qui a rassemblé hier, devant le Parlement européen, quelque 60 à 70 personnes. Ils défendaient le siège strasbourgeois de l'assemblée auprès des nouveaux députés.

Les Jeunes européens de Strasbourg demandent dans un communiqué «que le siège du Parlement Européen soit uniquement à Strasbourg». Ils réagissent ainsi au «dénigrement permanent dont fait l'objet la capitale alsacienne » dans le débat récurrent sur la double implantation. Débat qui porte souvent sur les dépenses inutiles que génèrent les navettes des députés entre Bruxelles et Strasbourg et les problèmes de desserte aérienne.

«Strasbourg doit rester la capitale parlementaire de l'Europe. «Bruxelles», siège de la Commission et du Conseil des Ministres, correspond trop souvent, dans l'inconscient collectif, à la technocratie», écrivent encore les Jeunes européens de Strasbourg. «Alors que le fonctionnement de l'Union Européenne est contesté, concentrer tous les pouvoirs exécutifs et législatifs dans une seule ville serait une grossière erreur (...)».

«Séparer clairement et physiquement l'organe législatif élu directement par les citoyens des autres organes permet plus de transparence et de lisibilité», affirment les jeunes fédéralistes qui souhaitent que le gouvernement français et la Ville de Strasbourg agissent «enfin».

Plan d'urgence

Il proposent la mise en oeuvre d'un «plan d'urgence» prévoyant l'accélération des chantiers des TGV Est et Rhin-Rhône; l'amélioration des liaisons ferroviaires entre Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg; la création de liaisons ferroviaires directes et rapides entre Strasbourg et les grands aéroports voisins (Francfort, Stuttgart, Zurich); la création d'une complémentarité entre l'aéroport de Strasbourg et le Baden-Airpark avec des liaisons directes entre ces aéroports et le centre de Strasbourg; la création d'écoles internationales où sont pratiquées les principales langues européennes jusqu'au baccalauréat.






Communiqué de Presse, 2000
LE PARLEMENT EUROPEEN ET LA QUERELLE DU SIEGE
POSITION DES JEUNES EUROPEENS – STRASBOURG


Les parlementaires européens se rebiffent et tentent une nouvelle fois de remettre en cause les sessions se dérou-lant à Strasbourg. La situation actuelle, qui pousse à un dénigrement permanent de la capitale alsacienne conduit les Jeunes Européens – Strasbourg à rendre publiques leurs réflexions et leurs revendications dans cette affaire importante.

Constat
Le constat est sombre. Les Jeunes Européens – Strasbourg comprennent les sentiments des parlementaires eu-ropéens. La ville ne présente pas les facilités qu’exige son statut de ville européenne et internationale. Elle est isolée et la rejoindre relève de la gageure. Les liaisons entre Bruxelles et Strasbourg sont difficiles. Les coûts en-traînés par le déménagement mensuel sont autant de dépenses inutiles de l’argent du contribuable européen. La situation est grave car il y va du respect du contribuable européen et du prestige européen international de notre ville. Le départ du Parlement européen affaiblirait Strasbourg et marquerait son déclin.

Aujourd’hui, nous constatons que rien n’est fait pour contrer ce phénomène.
Le Gouvernement français et la Ville de Strasbourg portent une lourde responsabilité.


Revendication
Strasbourg doit rester la capitale parlementaire de l’Europe. «Bruxelles», siège de la Commission et du Conseil des Ministres, correspond trop souvent, dans l’inconscient collectif, à la technocratie.
Strasbourg, siège du Conseil de l’Europe et de sa Cour européenne des droits de l’homme, dispose d’une image plus positive : celle d’une Europe pacifiée, décentralisée, plus proche du citoyen, et plus respectueuse de ses droits. C’est le siège naturel de l’institution la plus démocratique de l’Union.

Exigences
L’idéal de lisibilité et de rigueur budgétaire que constituerait le siège unique à Strasbourg reste aujourd’hui inac-cessible, en raison de la mauvaise volonté des parlementaires et des gouvernements belge et luxembourgeois.
De façon plus réaliste, le maintien à Strasbourg des sessions et du siège habituel du Parlement européen suppose une prise de conscience et une volonté politique forte de l’Union européenne, du Gouvernement français, des col-lectivités locales et notamment de la Ville de Strasbourg.
Parmi les conditions souvent mises en avant et auxquelles le Parlement européen pourra rester à Strasbourg, les Jeunes Européens – Strasbourg soutiennent :

  • l’accélération de la mise en place des TGV Est et Rhin-Rhône;
  • l’amélioration des liaisons ferroviaires entre Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg;
  • le développement de lignes à grande vitesse vers l’Est (Münich et Vienne) et vers le Nord (Francfort, la Ruhr, Berlin, la Pologne) de l’Europe;
  • le développement des liaisons aériennes journalières (au moins pendant les périodes de session) en-tre Strasbourg et toutes les capitales européennes, ainsi que les principales villes du continent;
  • l’amélioration des liaisons entre l’aéroport et la ville, par la construction d’une ligne de tramway em-pruntant la voie SNCF;
  • Enfin, le développement des capacités d’accueil de la ville, notamment en matière hôtelière.


Les Jeunes Européens – Strasbourg
déclarent la mort dans l’âme que si de telles dispositions ne sont pas prises de toute urgence, les parlemen-taires européens seront alors fondés à demander le déplacement définitif et permanent du Parlement à Bruxelles ;
et demandent solennellement à ce que le Gouvernement français et la Ville de Strasbourg prennent la me-sure de ces problèmes et y apportent les solutions préconisées.


L’association Les Jeunes Européens – Strasbourg est le groupe local de l’association Les Jeunes Européens – France et la branche jeune du Mouvement Européen – Alsace. Indépendants de toute formation politique, les JES militent pour une Europe à vocation fédérale, pour une réforme ambitieuse des institutions européennes en préalable à l’élargissement, et pour une plus grande implication des citoyens – en particulier les jeunes – dans la construction européenne.