28/11/2010
Le repli sur soi européen
On observe depuis plusieurs années, notamment avec l'émergence de l'autrichien Jörg Haider, que l'extrême-droite et l'euroscepticisme gagnent du terrain en Europe.
Les voix d'opposition à l'Europe communautaire et pour l'Europe des nations se sont fait à la fois entendre au sein des anciens membres de l'UE (Grande-Bretagne, Autriche, Pays-Bas) et au sein des nouveaux membres (tels que la Pologne et la République Tchèque).
Ce phénomène est bien curieux d'une part à cause du contexte. L'Europe a besoin d'immigration, alors qu'elle cherche à fermer ses frontières. Elle entreprend par ailleurs des politiques pour le rapprochement entre les populations, les villes en Europe, et pourtant les européens ne se sentent pas forcément plus proches.
Aussi, l'on critique facilement Bruxelles. Mais on ne remercie pas Bruxelles pour les millions d'investissement pour les différentes infrastructures et politiques d'aides, ne serait-ce que lors des sauvetages de la Grèce et de l'Irlande.
De plus, le prisme reste national et ne devient pas européen. Les populations ne considèrent pas la crise économique ou leurs bonnes conditions de vie sous un point de vue européen. L'Euro est critiqué, tandis qu'on ne pense pas du tout à imaginer dans quelle situation l'Europe se trouverait sans sa monnaie unique ! Alors que les Islandais, eux, ont bien compris l'intérêt de l'Euro !
Enfin, l'Europe semble être considérée pour les pauvres. On veut bien l'intégrer quand ça va mal (Islande), mais tant que ça va bien, on préfère la repousser (Grande Bretagne, Suisse, Norvège). Seuls ceux qui espèrent une vie meilleure se déchaînent pour l'intégrer au plus vite (Croatie, Macédoine...).
en photo: l'eurodéputé eurosceptique Godfrey Bloom
11:16 Écrit par Les Jeunes Européens STRASBOURG dans 05. Prises de position | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : godfrey bloom, euroscepticisme, populisme, europe, bruxelles, islande, irlande |
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